Ju-jutsu traditionnel

Responsable de la Division Nationale "Ju-jutsu traditionnel" (RDN) : Sylvain MOUSSAOUI

  • - Référent national des grades : José DA SILVA (9ème Dan Japon)

 

                             


► JU-JUTSU TRADITIONNEL JAPONAIS

Art de combat japonais issu du Moyen Âge et structuré à la Renaissance.

Se traduit par « art de la souplesse ». S’écrit également « Jiu-jitsu » et « Ju-jitsu ». Art martial japonais, assimilé à une forme de lutte, élaboré de manière collective surtout à partir du 16ème et 17ème siècle, concernant à la fois le combat à mains nues que d’autres faisant appel à des armes, notamment le sabre japonais, et fondé sur un principe général dénommé "Ju". Ce terme fait référence aux principes suivants :

  • - intégration à un milieu,
  • - adaptation à une situation,
  • - et mise en harmonie avec l’environnement.

Les origines du Ju-jutsu sont mal connues. Pour certains, il aurait des origines chinoises, pour d’autres une création typiquement japonaise. De toute façon, cet art de combat élaboré dès les premiers siècles du Moyen Âge japonais, et utilise des principes de combat au corps à corps. Il s’est développé dans le cadre de nombreuses écoles, produit d’une culture spécifiquement japonaise, notamment la Tokenouchi-Ryu ou la Yoshin-Ryu. Ces techniques adoptent l’appellation de Ju-jutsu au cours du 17ème siècle. A cette époque, il existe une centaine d’écoles que compose le Japon féodal et postféodal. Ces écoles enseignaient un large éventail de techniques de saisies, contre-saisies, projections, luxations, strangulations et immobilisations. Dans certaines écoles sont enseignées également les techniques de frappe (Até-waza) et le maniement des armes, partie intégrante du Ju-jutsu ancestral. Certaines écoles sont également proches du Ninjutsu (1)  japonais.

Les anciennes techniques des différentes écoles de Ju-jutsu, ont inspiré la création entre-autres du Judo japonais notamment dans l’essence du procédé, c’est-à-dire la notion de souplesse dans le geste afin de ne pas engager une force brute mais utiliser au mieux celle de l’adversaire ; principe que l’on retrouve également dans la pratique de l’Aïkido japonais.

Au Japon, suite à de nombreuses ramifications et adaptations du Ju-jitsu japonais, on trouve deux grands groupes :

  • 1/ Les Ju-jutsu anciens plongeants dans les racines anciennes de l’époque Takugawa (17ème au 19ème siècle). Ils sont propres à un Japon médiéval et féodalisé, à un signe distinctif et privilège du samouraï, et au port des deux sabres - dont les techniques sont dures, pures, respectant les arts traditionnels et ainsi contre toute adaptation sportive.
  • 2/ Les Ju-jutsu modernes remontant à l’époque Meiji (19ème siècle) propres à un changement de société et de mœurs (suppression des clans féodaux, ouverture à l’étranger, arrivée des sports modernes venus de l’Occident). Ex. : Goshin-jutsu, Hakko-ryu, Taiho-jutsu. A la fin du 19ème siècle, ces styles ancestraux de Ju-jitsu influencent de nombreux arts martiaux modernes. En 1895, à Kyoto, fut créé l’association de Butokukaï, chargée d’inventorier et classifier les différents styles et écoles d’arts martiaux avec le crédit du gouvernement japonais. En 1947, le gouvernement rend la pratique du Ju-jutsu obligatoire dans les unités de police et créé le Taiho-jutsu (Ju-jutsu officiel de l’armée).

Dans la plupart des arts martiaux japonais en plus des grades techniques de Dan (degré de ceinture noire) des diplômes d'expert sont délivrés à partir de 4ème Dan, les Menkyo (2).

Au Japon, durant le 19ème siècle et au début du 20ème siècle, différents tournois dit "au finish" sont organisés par de nombreuses écoles japonaises.

 

(1) Nin-jutsu (Jap.) : « (..) ensemble des arts martiaux japonais pratiqués, à l’origine, par les membres d’une caste particulière : celle des ninja. Le Nin-jutsu fut qualifié de techniques d’espionnage du Japon féodal. »
(2) Menkyo (Jap.) en Bu-jutsu (3) : Licence, autorisation donnée par un maître d’art martial (Shihan, Senseï) à un disciple, lorsqu’il considère que ce dernier a atteint un niveau de compréhension le rendant capable de transmettre l’école à travers son enseignement. ("Men" vient de "Manuka", être libéré ; "Kyo" signifie, autorisé). Le Menkyo se présentait sous forme de rouleau (Makimono) où sont inscrites différentes informations concernant celui qui le recevait, comme son nom, son niveau, les techniques apprises. Il existe plusieurs niveaux de maîtrise et « les délais de passage de ces reconnaissances de l’un à l’autre dépendent de chaque école (...) ». Cette disposition classique du temps du Bugei (4), et qui subsiste encore dans certaines écoles traditionnelles du Budo (4) actuel, a été quelque peu reprise dans l’attribution des titres d’enseignants (Renshi, Kyoshi, Hanshi). Dans le système de gradation par « Dan », intervenant en général à partir du 4ème Dan.
(3) Bu-jutsu (Jap.) : « technique de combat » ou « technique du guerrier ». De "Bu" = martial et "Jutsu" = technique. Désigne l’ensemble des techniques en usage chez les guerriers de l’ancien Japon (…) ». Développées à partir des Bugei (4) anciens. Le premier développement significatif du Bu-jutsu intervient au 12ème siècle, parallèlement à la montée de la classe militaire japonaise (la Buké). Plus près de notre ère, il désigne l’ensemble des arts martiaux japonais pratiqués avec armes et sans armes. Il convient de distinguer deux types de Bu-jutsu : les Bu-jutsu anciens (7) et les Bu-jutsu modernes. Les principaux Bu-jutsu anciens sont les suivants : Aiki-jutsu, Bo-jutsu, Iai-jutsu, Ju-jutsu, Ken-jutsu, Naginata-jutsu, etc.
(4) Bugei (Jap.) : « méthode pour le combat ». De "Bu" = martial eu "Gei" = art. Désigne l’ensemble des techniques utilisées par les guerriers (Bushi) dès le Haut Moyen Âge japonais, strictement étudiées et codifiées. ». « Le « Bugei » devient « Budo » (6) à une époque où lorsque les préoccupations d’ordre éthique influencèrent de plus en plus les techniques », et notamment à la fin du 19ème siècle avec l’arrivée des sports modernes. »
(6) Budo (Jap.) : « voie du combat » ou « voie du guerrier ». De "Bu" = martial eu "Do" = voie. Désigne l’ensemble des arts martiaux japonais pratiquées en tant que « Voies » ("Do" ou "Michi") éthiques, chemins de perfectionnement de l’homme en quête de soi-même. »
(7) Butokukaï (Jap.) : aussi « Budokukai ». L’association Dai Nippon Butokukai a été fondée en 1895 à Kyoto et fut chargée par les autorités d’organiser et de classifier les divers styles et écoles d’arts martiaux (Bu-jutsu) qui s’étaient multipliés pendant la longue période des Tokugawa (1603-1868), dans le cadre légal et officiel. Avec la mission, pour un comité d’experts spécialement constitué d’authentifier grades et titres de maîtrise (Shihan-menjo). Cette association créa les titres, en ordre croissant de Renshi (expert), Kyoshi (maître) et Hanshi (grand maître).

Sources :

- Habersetzer Gabrielle & Roland, ''Encyclopédie des arts martiaux de l'Extrême-Orient'', Éd. Amphora, Paris, 2000

- Lombardo Patrick, ''Encyclopédie mondiale des arts martiaux'', Éd. E.M., Paris, 1997.

 


Les grades techniques de base, délivrés par l'enseignant du club, en "ju-jutsu traditionnel" 

. Les grades de base (dites "ceintures de couleur") pour un pratiquant de moins de 15 ans

En France, il est d’usage dans les sports de combat depuis la fin des années 1980 d’utiliser les ceintures à section pour les jeunes de moins de 15 ans (blanche à 1 liseré ou 2 liserés, blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte). Ce dispositif permet de rajouter des grades intermédiaires pour des jeunes ayant une pratique précoce. Cette gradation a été mise en place dès 2002 par la WKA-France/FSC.

 

. Les grades de base pour un pratiquant de 15 ans & plus

Cette progression fut instiguée dans les années 1920 en Angleterre, notamment en Judo, et introduite en France par l'expert d'origine japonaise, Mikinosuke KAWAISHI.

 

  • . Fiches d'auto-évaluation du niveau de pratique :

  • JT-Grille auto-evaluation depart+progres

 

  • . Grille de notation du niveau de maîtrise en randori (opposition) :

  • JT-Grille notation du randori

 

  • . Fiche de report de notes du passage de ceinture de couleur :

    JT-Grille report des notes

 

N.B. : Le dispositif d'obtention des grades de couleur en club est détaillé au menu "Diplômes de grades techniques"

 


Les grades techniques supérieurs, délivrés à la F.S.C. par un jury fédéral, en "ju-jutsu traditionnel"

La progression des degrés de ceinture noire respecte celle de la plupart des fédérations internationales de sport de combat et d'arts martiaux notamment d'arts martiaux japonais.

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. Formules d'accès aux grades techniques supérieurs :

A. Filière des examens fédéraux – formules dites EXAMENS TECHNIQUES [ET] ci-dessous :
  1. Examen technique classique pour un moins de 35 ans [ETC]
  2. Examen technique aménagé pour un vétéran de 35 ans et plus [ETA]
  3. Examen technique spécial pour un cadre fédéral, athlète émérite et entraîneur émérite [ETS]
  4. Examen technique sport adapté (handisport) [ETH]
  5. Examen technique réduit pour un compétiteur disposant de 50% de points de compétition (nombre de rencontres, nombre de victoires et titres sportifs) [ETR] - Voir les formulaires fédéraux "demande d’accession de la C.N. résultats de compétition » par les titres sportifs" ou "demande d’accession à la C.N. par les titres sportifs de haut niveau"
 B. Filière de la validation des acquis de l’expérience [VAE] – formules EXPÉRIENCE et RÉSULTATS DE COMPÉTITION ci-dessous :
  1. Reconnaissance des expériences techniques pour un vétéran de 35 ans et plus [RET] - Voir le formulaire fédéral "demande « demande d’équivalence, mise à jour et V.A.E. avec diplôme"
  2. Accession par les résultats de compétition pour la CN1° à CN5° (addition des points de combat : nombre de rencontres, victoires, titres et podiums) [ARC] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. par les résultats de compétition"
  3. Accession par les titres sportifs en junior/senior de la série « élite » pour la CN1° à CN5° [ATS] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. par les titres sportifs de haut niveau"
  4. Accession à titre exceptionnel [ATE] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. à titre exceptionnel"
C. Filière de l’équivalence d’un diplôme fédéral [EDF] & mise à jour d’un diplôme fédéral [MDF] - Voir le formulaire fédéral " demande « demande d’équivalence, mise à jour et V.A.E. avec diplôme"
N.B. : Le dispositif d'obtention de la ceinture noire est détaillé au menu "Diplômes de grades techniques"

 

. Programme des examens techniques des grades supérieurs délivrés par un jury fédéral

Voir la page : https://www.fscfrance.fr/sujets-des-examens-techniques/ à "Arts martiaux traditionnels" puis paragraphe, "Ju-jutsu traditionnel & & Ju-jutsu moderne"

 


Diplômes d'enseignant bénévole de club, délivrés à la F.S.C. par un jury fédéral, pour le "ju-jutsu traditionnel"

Comme pour les autres disciplines affiliées à la FSC, il existe TROIS niveaux de diplôme d'enseignant de club :
    • - [AAF] : Attestation d'ASSISTANT-ANIMATEUR.
    • - 1er degré [DAF] : Diplôme d'ANIMATEUR fédéral (MONITEUR 1er degré). Il permet de mettre en place et d’encadrer une séance de sports de combat et arts martiaux quel que soit le public.
    • 2e degré [DIF] : Diplôme d'INSTRUCTEUR fédéral (MONITEUR 2è degré). Il permet d’assurer la responsabilité technique et pédagogique d’un club de sports de combat et arts martiaux.
    • - 3e degré [DPF] : Diplôme de PROFESSEUR fédéral (MONITEUR 3è degré). Correspond à un enseignant expérimenté dans sa propre discipline et possédant des fortes connaissances dans les disciplines du même groupe permet des fonctions de cadre régional - aide à la formation des diplômes d’enseignant de club et siéger à des  jury d'examen de diplômes d'enseignant.
    N.B. : Le dispositif de formation d'enseignant de club est détaillé au menu "Diplômes d'enseignant de club"
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