Responsable de la Division Nationale "Ju-jutsu traditionnel" [RDN] : Sylvain MOUSSAOUI (6ème degré) – 07 84 62 61 64 – moussaoui.sylvain@free.fr
- Référent national des grades "Ju-jutsu traditionnel" [RNG] : José DA SILVA (9ème Dan Japon) – 06 26 85 68 81 – academiepombo@gmail.com
► JU-JUTSU TRADITIONNEL JAPONAIS
Art de combat japonais issu du Moyen Âge et structuré à la Renaissance.
Se traduit par « art de la souplesse ». S’écrit également « Jiu-jitsu » et « Ju-jitsu ». Art martial japonais, assimilé à une forme de lutte, élaboré de manière collective surtout à partir du 16ème et 17ème siècle, concernant à la fois le combat à mains nues que d’autres faisant appel à des armes, notamment le sabre japonais, et fondé sur un principe général dénommé "Ju". Ce terme fait référence aux principes suivants :
- - intégration à un milieu,
- - adaptation à une situation,
- - et mise en harmonie avec l’environnement.
Les origines du Ju-jutsu sont mal connues. Pour certains, il aurait des origines chinoises, pour d’autres une création typiquement japonaise. De toute façon, cet art de combat élaboré dès les premiers siècles du Moyen Âge japonais, et utilise des principes de combat au corps à corps. Il s’est développé dans le cadre de nombreuses écoles, produit d’une culture spécifiquement japonaise, notamment la Tokenouchi-Ryu ou la Yoshin-Ryu. Ces techniques adoptent l’appellation de Ju-jutsu au cours du 17ème siècle. A cette époque, il existe une centaine d’écoles que compose le Japon féodal et postféodal. Ces écoles enseignaient un large éventail de techniques de saisies, contre-saisies, projections, luxations, strangulations et immobilisations. Dans certaines écoles sont enseignées également les techniques de frappe (Até-waza) et le maniement des armes, partie intégrante du Ju-jutsu ancestral. Certaines écoles sont également proches du Ninjutsu (1) japonais.
Les anciennes techniques des différentes écoles de Ju-jutsu, ont inspiré la création entre-autres du Judo japonais notamment dans l’essence du procédé, c’est-à-dire la notion de souplesse dans le geste afin de ne pas engager une force brute mais utiliser au mieux celle de l’adversaire ; principe que l’on retrouve également dans la pratique de l’Aïkido japonais.
Au Japon, suite à de nombreuses ramifications et adaptations du Ju-jutsu japonais, on trouve deux grands groupes :
- 1/ Les Ju-jutsu anciens plongeants dans les racines anciennes de l’époque Takugawa (17ème au 19ème siècle). Ils sont propres à un Japon médiéval et féodalisé, à un signe distinctif et privilège du samouraï, et au port des deux sabres - dont les techniques sont dures, pures, respectant les arts traditionnels et ainsi contre toute adaptation sportive.
- 2/ Les Ju-jutsu modernes remontant à l’époque Meiji (19ème siècle) propres à un changement de société et de mœurs (suppression des clans féodaux, ouverture à l’étranger, arrivée des sports modernes venus de l’Occident). Ex. : Goshin-jutsu, Hakko-ryu, Taiho-jutsu. A la fin du 19ème siècle, ces styles ancestraux de Ju-jitsu influencent de nombreux arts martiaux modernes. En 1895, à Kyoto, fut créé l’association de Butokukaï, chargée d’inventorier et classifier les différents styles et écoles d’arts martiaux avec le crédit du gouvernement japonais. En 1947, le gouvernement rend la pratique du Ju-jutsu obligatoire dans les unités de police et créé le Taiho-jutsu (Ju-jutsu officiel de l’armée).
Dans la plupart des arts martiaux japonais en plus des grades techniques de Dan (degré de ceinture noire) des diplômes d'expert sont délivrés à partir de 4ème Dan, les Menkyo (2).
Au Japon, durant le 19ème siècle et au début du 20ème siècle, différents tournois dit "au finish" sont organisés par de nombreuses écoles japonaises.
(1) Nin-jutsu (Jap.) : « (..) ensemble des arts martiaux japonais pratiqués, à l’origine, par les membres d’une caste particulière : celle des ninja. Le Nin-jutsu fut qualifié de techniques d’espionnage du Japon féodal. »
(2) Menkyo (Jap.) en Bu-jutsu (3) : Licence, autorisation donnée par un maître d’art martial (Shihan, Senseï) à un disciple, lorsqu’il considère que ce dernier a atteint un niveau de compréhension le rendant capable de transmettre l’école à travers son enseignement. ("Men" vient de "Manuka", être libéré ; "Kyo" signifie, autorisé). Le Menkyo se présentait sous forme de rouleau (Makimono) où sont inscrites différentes informations concernant celui qui le recevait, comme son nom, son niveau, les techniques apprises. Il existe plusieurs niveaux de maîtrise et « les délais de passage de ces reconnaissances de l’un à l’autre dépendent de chaque école (...) ». Cette disposition classique du temps du Bugei (4), et qui subsiste encore dans certaines écoles traditionnelles du Budo (4) actuel, a été quelque peu reprise dans l’attribution des titres d’enseignants (Renshi, Kyoshi, Hanshi). Dans le système de gradation par « Dan », intervenant en général à partir du 4ème Dan.
(3) Bu-jutsu (Jap.) : « technique de combat » ou « technique du guerrier ». De "Bu" = martial et "Jutsu" = technique. Désigne l’ensemble des techniques en usage chez les guerriers de l’ancien Japon (…) ». Développées à partir des Bugei (4) anciens. Le premier développement significatif du Bu-jutsu intervient au 12ème siècle, parallèlement à la montée de la classe militaire japonaise (la Buké). Plus près de notre ère, il désigne l’ensemble des arts martiaux japonais pratiqués avec armes et sans armes. Il convient de distinguer deux types de Bu-jutsu : les Bu-jutsu anciens (7) et les Bu-jutsu modernes. Les principaux Bu-jutsu anciens sont les suivants : Aiki-jutsu, Bo-jutsu, Iai-jutsu, Ju-jutsu, Ken-jutsu, Naginata-jutsu, etc.
(4) Bugei (Jap.) : « méthode pour le combat ». De "Bu" = martial eu "Gei" = art. Désigne l’ensemble des techniques utilisées par les guerriers (Bushi) dès le Haut Moyen Âge japonais, strictement étudiées et codifiées. ». « Le « Bugei » devient « Budo » (6) à une époque où lorsque les préoccupations d’ordre éthique influencèrent de plus en plus les techniques », et notamment à la fin du 19ème siècle avec l’arrivée des sports modernes. »
(6) Budo (Jap.) : « voie du combat » ou « voie du guerrier ». De "Bu" = martial eu "Do" = voie. Désigne l’ensemble des arts martiaux japonais pratiquées en tant que « Voies » ("Do" ou "Michi") éthiques, chemins de perfectionnement de l’homme en quête de soi-même. »
(7) Butokukaï (Jap.) : aussi « Budokukai ». L’association Dai Nippon Butokukai a été fondée en 1895 à Kyoto et fut chargée par les autorités d’organiser et de classifier les divers styles et écoles d’arts martiaux (Bu-jutsu) qui s’étaient multipliés pendant la longue période des Tokugawa (1603-1868), dans le cadre légal et officiel. Avec la mission, pour un comité d’experts spécialement constitué d’authentifier grades et titres de maîtrise (Shihan-menjo). Cette association créa les titres, en ordre croissant de Renshi (expert), Kyoshi (maître) et Hanshi (grand maître).
Sources :
- Habersetzer Gabrielle & Roland, ''Encyclopédie des arts martiaux de l'Extrême-Orient'', Éd. Amphora, Paris, 2000
- Lombardo Patrick, ''Encyclopédie mondiale des arts martiaux'', Éd. E.M., Paris, 1997.
Les grades techniques de base délivrés par l'enseignant d'un club
. Les grades de base (dites "ceintures de couleur") pour un pratiquant de moins de 15 ans
En France, il est d’usage dans certains sports de combat depuis la fin des années 1980 d’utiliser les ceintures à section pour les jeunes de moins de 15 ans (ceinture blanche/jaune, jaune/orange, orange/verte, verte/bleue et bleue/marron). Ce dispositif permet de rajouter des grades intermédiaires en direction des jeunes ayant une pratique précoce. Pour les plus jeunes (moins de 6 ans), afin de repérer les progrès, à la ceinture blanche peut être rajouté des barrettes transversales ou des liserés longitudinaux. Cette gradation a été mise en place par la WKA-France/CNKB-France à partir de 2002 (devenue aujourd'hui la FSC).
. Les grades de base pour un pratiquant de 15 ans & plus
Cette progression fut instiguée dans les années 1920 en Angleterre, notamment en Judo, et introduite en France par l'expert d'origine japonaise, Mikinosuke KAWAISHI.
. Fiches d'auto-évaluation du niveau de pratique :
JT-Grille auto-evaluation depart+progres
. Grille de notation du niveau de maîtrise en randori (opposition) :
JT-Grille notation du randori
. Fiche de report de notes du passage de ceinture de couleur :
JT-Grille report des notes
. Attestation de grade de couleur (dossier compressé)
ATTESTATIONS MOINS DE 15 ANS
ATTESTATIONS 15 ANS & PLUS
N.B. : Le dispositif d'obtention des grades de couleur en club est détaillé au menu "Diplômes de grades techniques"
Les grades techniques supérieurs délivrés à la F.S.C. par un jury fédéral,
La progression des degrés de grade respecte celles de la plupart des fédération d'arts martiaux japonais.
. Formules d'obtention des grades techniques supérieurs :
Les formules d'obtention des grades est détaillé au menu "Diplômes de grades techniques" www.fscfrance.fr/grades-superieurs/grades-superieurs-formules-dobtention/
. Programme des examens techniques des grades supérieurs délivrés par un jury fédéral
Voir au menu "diplômes de grades techniques" et sous-menu : "programme des examens"
Les diplômes d'enseignant bénévole de club délivrés à la F.S.C. par un jury fédéral
Comme pour les autres disciplines affiliées à la FSC, il existe TROIS niveaux de diplôme d'enseignant de club :
- brevet fédéral du 1er degré [BF1°] ou MONITEUR du 1er degré : Diplôme d'ANIMATEUR fédéral [DAF]. Il permet de mettre en place et d’encadrer en autonomie une séance de sports de combat et arts martiaux en direction d'un public de type « pratiquant en loisir » et cela à partir de 18 ans révolus. Ce dernier dépend pédagogiquement de la responsabilité d’un DIF ou DPF.
- N.B. : La première partie du [DAF] (1er stage de formation) conduit à l'Attestation d'AIDE-ANIMATEUR fédéral [AAF] à partir de 15 ans révolus qui permet d'assister l’enseignant de la structure associative [DAF, DIF, DPF] dans l’encadrement d’une séance de sports de combat et arts martiaux (quel que soit le public).
- brevet fédéral du 2ème degré [BF2°] ou MONITEUR du 2è degré : Diplôme d'INSTRUCTEUR fédéral [DIF]. Il permet l'encadrement en autonomie d'une séance de sports de combat et arts martiaux en direction d’un public de type « avancé et compétiteur » et cela à partir de 18 ans révolus, permet l'ouverture et développement d’un club de sports de combat et arts martiaux et d’assurer la responsabilité technique et pédagogique d’un club de sports de combat et arts martiaux.
- brevet fédéral du 3ème degré [BF3°] ou MONITEUR du 3è degré : Diplôme de PROFESSEUR fédéral [DPF]. Correspond à un enseignant très expérimenté dans sa propre discipline et possédant des fortes connaissances dans les disciplines du même groupe technique. Il permet l'encadrement en autonomie d'une séance de sports de combat et arts martiaux en direction d’un public de type « très avancé et compétiteur professionnel », confère l'accompagnement d'un futur enseignant [AAF, DAF et DIF], permet d'assurer des fonctions de cadre régional, d'aide à la formation des diplômes d’enseignant de club et de siéger dans des jurys d'examen de diplômes d'enseignant.
. Formules d'obtention des diplômes d'enseignant :
- - Les renseignements concernant les formations au menu "Diplômes d'enseignant de club" : www.fscfrance.fr/articles/diplomes-denseignant-menu/sous-menu-information-diplomes-de-coach/presentation-des-diplomes/
- - Inscription à une formation et à une demande d'accès par les acquis : Consulter le calendrier des sessions de formation par trimestre et s'inscrire !
. Programme de la formation fédérale des diplômes d'enseignant
Contacter le gestionnaire national des formations et équivalences : Djillali DAUT (7ème degré) – 06.31.02.23.78 – dautdjillali@gmail.com





