Kick-boxing

Responsable de la Division Nationale "Low-kick" (RDN) : Mohamed BENTELDJOUNE - 4ème degré
Responsable de la Division Nationale "Japan-kick" (RDN) : François FONTAROSA - 6ème degré
Responsable de la Division Nationale "Shoot-boxing & Shooto" (RDN) : José DA SILVA - 6ème degré
Référent national des grades de "Kick-boxing" (RNG) : Alain DELMAS - 8ème degré

 

Terme générique qui peut se traduire par « boxe pieds-poings* » ("to kick" : « donner un coup de pied » et "boxing" relatif à l’action de délivrer des coups de poing). Cette boxe pieds-poings a été popularisée au Japon au milieu des années 1960 et aux USA à la fin des années 1960. Elle tient ses origines de nombreuses pratiques de combat, entre autres de la Boxe birmane (Bando Lethwei) codifiée au 11ème siècle, de la Boxe thaïlandaise (Muaythaï) développée au 15ème siècle et de nombreux arts martiaux d’Extrême-Orient (Karaté, Taekwondo, Kempo, Bando, etc.). Les premiers combats modernes eurent lieu au Japon dès les années 1950, aux USA début des années 1960 sous l’égide de la fédération américaine de bando. Mais dès les années 1980, le terme Kickboxing est une appellation générique qui s’applique à de nombreuses pratiques modernes de combat. Le règlement sportif de chacun « des » kick-boxing(s) diffère d’une fédération internationale à une autre : boxe « avec » ou « sans » coups de pieds dans les jambes, « avec » ou « sans » de genou, « avec » ou « sans » saisie et « avec » ou « sans » projections.
En compétition, les jeunes et les adultes novices sont équipés de nombreuses protections : casque, plastron, jambières et protège-pieds en mousse, et les combats s’effectuent avec un contrôle absolu des techniques.
Pour les adultes, il existe trois types d’opposition sportive : l’assaut de "light-contact" (kick-light), le "médium-contact" (kick-médium), le "pré-combat" et le combat de "plein-contact" (K.O. system). Cette dernière forme sportive est réservée à des pratiquants expérimentés qui se rencontrent avec un nombre limité de protections voire, pour les élites, sans aucunes protections.
Contrairement à des idées reçues, le kick-boxing n’est pas plus violent que les autres pratiques pugilistiques. Effectivement, le règlement interdit certaines techniques dangereuses (frappe dans le cou, le dos, les articulations et les centres vitaux).
Le terme "Kick-boxing", outre atlantique, est une appellation générique pour l’ensemble des pratiques de percussion utilisant les techniques de jambes. Chez nous en France, l’activité "Kick-boxing", dans la plupart des clubs de boxes sportives avec les pieds et les poings, est devenue une discipline à part entière. Les deux formes les plus usitées dans le Monde sont la version américaine et la version japonaise (voir ci-dessous).
(*) "Boxe pieds-poings" : Expression proposée en 1976 par Alain DELMAS, enseignant d’université

 Responsable de la Division Nationale "Low-kick" (RDN) : Mohamed BENTELDJOUNE

us_flag50[1] ► Kick-boxing américain (Full-contact with low-kick)

En anglais "American kickboxing" (en compétition surnommé "Low-kick"). En tant qu’activité moderne le terme kick-boxing désigne un sport de combat de percussion se pratiquant sur ring (boxe pieds-poings). Dans les années 1960, aux États-Unis l’engouement pour le Karaté ainsi que pour les autres arts martiaux (Kempo, Kung-fu, Taekwondo, etc.) et la volonté de certains médias font évoluer les choses. Différents styles de pratiques martiales développèrent des formes de contact variées. De nombreux champions désireux de faire connaître la diversité de leurs techniques, contribuèrent à leur évolution. Des tournois étaient organisés par des styles de combat divers ; comme l’United States National Karate Championship de Jhoon Rhee, la Bataille d’Atlanta d’Ed Parker, et dès 1963 les opens sur ring de Bando kickboxing (forme héritière de l’ancestrale Boxe birmane). D’autres tournois importants comme le Mas Oyama All Worth America Championship (Karaté Kyokushinkai* au K.O.) ont changé les traditionnels tournois de karaté jusqu’alors organisés sans contact. Également, l’idée de Bruce Lee (célèbre acteur de cinéma, au milieu des années 1970) et de Jhoon Rhee (professeur d’Alan Steen, de Jeff Smith et de Gordon Franks) de combattre avec protections et gants, a ouvert une nouvelle voie pour tous les amateurs de « combat réel ». À l’origine le Kick-boxing américain est un règlement de compétition, permettant aux compétiteurs des différentes pratiques martiales de se rencontrer dans un certain type de confrontation (à l’origine celui de la fédération mondiale W.K.A. – World Karate Association). Il s’est tellement répandu, qu’il est devenu l’une des formes de sport de combat inspirée des arts martiaux la plus pratiquée au monde.
(*) Karaté kyokushinkai : est un style de karaté, fondé par Maître Masutatsu OYAMA d'origine coréenne. Le système de combat du Kyokushin est basé sur les styles plus traditionnels de karaté, notamment le Shotokan et le Goju-ryu. Il se démarque par une recherche d'efficacité au combat alliant des coups directs et lourds.

Sources

- Delmas Alain, 1. "Glossaire des sports de combat", UPS, Toulouse, 1973 – 2. "Définition du Kick-boxing", FFKBDA, 1999 – 3. "Lexique de la boxe et des autres boxes, document de formation en BPP", UAM, Aix-en-Procence, 2005
- Delmas Alain, Callière Jean-Roger "Histoire du Kick-boxing'', FFKBDA, 1998 – "La ceinture noire du 1er au 6e degré'', FFKBDA, 1998
- I.F.O., "Historique du Kick-boxing'', in Dossier de l’entraîneur, Paris, 1988
- Lombardo Patrick, "Encyclopédie mondiale des arts martiaux'', Éditions E.M., Paris, 1997
- Mike Miles, "kickboxing history'', site internet www.mikemiles.com, 1998
Téléchargement de documents historiques et descriptifs :

  Responsable de la Division Nationale "K1 style" (RDN) : François FONTAROSA

Kick-boxing japonais (K-1 style)

En anglais "Japanese kickboxing" (K-1). Pour certains, le terme "Kick-boxing" aurait été inventé, au japon, dans les années 1950 par des karatékas ayant besoin de se confronter. Un des pratiquants de kick-boxing de l’époque est l’étudiant en langues orientales, le birman Maung Gyi, élève également du grand expert de karaté Gogen Yamagushi dit « Le chat ». Maug Gyi combat au Japon sous différents noms et fait connaître la boxe birmane* ou Lethwei à l’occasion des tournois de Kick-boxing japonais. Pour d’autres, le Kick-boxing aurait été inventé, après les jeux olympiques de 1964, par le promoteur de combats Osamu Noguchi, pour désigner une version japonaise du Muay-thaï. Celui-ci en voyage d’étude dans les pays du sud-est asiatique s’inspira de ce qu’il voyait sur les rings thaïlandais. Peu de temps après, grâce à l’enthousiasme de Kenji Kurosaki adepte de Kyokushinkai* (forme de Karaté autorisant les contacts) naissait le Kick-boxing japonais (une boxe où le règlement permettait de frapper à coups de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de certaines projections de Judo). Le succès fut immédiat. Après avoir créé son propre style de combat, Kenji Kurosaki mit en place un célèbre camp d’entraînement, en 1969, le Méjiro-Gym de Tokyo. Il eut pour élèves des pratiquants renommés comme Akio Fujihira, Toshio Tabata, Yoshiji Soéno, le Français Patrick Brizon, le Hollandais Jan Plas (célèbre entraîneur hollandais) et le brillant Toshio Fujiwara (légende du Kick-boxing japonais, avec 129 victoires). Au cours des premières années, les kick-boxeurs nippons venaient directement du karaté Kyokushinkai. La forme de Kick-boxing au Monde la plus médiatique est celle pratiquée à l’occasion du célèbre tournoi du « K1 » qui réunit les meilleurs combattants de la planète. Spécialement ces règles de Kick-boxing appelées « K1-rules » ou oriental-rules ont été édictées au Japon par des karatekas.

shootboxing   Responsable de la Division Nationale "Shoot-boxing" (RDN) : José DA SILVA

japan50[1] ►Kick-boxing japonais avec projections (Shoot-boxing)

Forme originelle proche du kick-boxing japonais des années 1960, c'est-à-dire avec des projections de judo. Il s’agit d’une boxe pieds-poings-genoux avec projections et complétée par des techniques de soumission pratiquée avec des gants de boxe. La discipline est créée en août 1985 par le kick-boxeur japonais Caesar Takeshi. Le shoot-boxing a également attiré dans ses rangs de grands combattants et des stars du K-1 World MAX. Le premier grand événement de shoot-boxing a eu lieu le 1er septembre 1985. La ''coupe du Monde de shoot-boxing'' (en anglais, "Shoot Boxing World Cup" ou "S-Cup") a lieu tous les deux ans depuis sa création en 1995 et rassemble huit combattants triés sur le volet.

 

Les compétitions

Il existe trois types de rencontre sportive :
  • - Le Light-contact : les techniques de frappe et de balayage sont dites contrôlées pour un travail technique en toute sécurité
    - Le Médium-contact : les techniques de frappe et balayage sont portées avec une puissance modérée
    - Le Pré-combat et le Combat de plein contact : les techniques de frappe et balayage sont portées avec une puissance importante (à l'exception des mineurs pour lesquels les techniques en ligne haute sont portées avec puissance modérée).
RAPPEL : La FSC-France n’a pas d’agrément ministériel pour le moment et ainsi elle ne peut pas organiser des "combats de plein-contact". Ainsi le « pré-combat » est proposé à partir de la catégorie « cadet 2ème année » pratiquant expérimenté (15 ans révolu).
  • - Définition du pré-combat : Le pré-combat autorise la « frappe appuyée » mais le coup dur est interdit (c’est-à-dire sans recherche de hors de combat). Il est réservé à un combattant expérimenté. À la fin du combat, le combattant ayant le plus de points est déclaré vainqueur (c’est-à-dire : atteinte de cibles corporelles autorisées avec suffisamment de puissance). Pour les mineurs, cadet 2ème année (15 ans) et junior-1 (16-17 ans) l’impact doit être très modéré à la face.
  • - Définition du médium-contact : Les coups sont dits « lâchés » c’est-à-dire légèrement appuyés sans ébranler l’adversaire. Un vétéran 40-50 ans peut participer en « médium-contact » mais ils n'est pas accepté en « pré-combat en classe D et classe C » (21-39 ans). Ainsi un vétéran 40-44 ans ayant un palmarès de 10 victoires en médium-contact peut participer en pré-combat classe B puis en classe A selon son palmarès (et cela, à condition de ne pas avoir stoppé sa carrière de compétiteur de plus de deux années précédant l’activité compétitive et cela jusqu’à la limite de 44 ans).

 

Règles, catégories d'âge et de poids

. Généralités

. Catégories

. Règles

Cartons de juge

. Pré-combat

. Light-contact et Médium-contact :

 

Les grades techniques de base en boxes pieds-poings mention "kick-boxing" délivrés en club

 

. Les ceintures dites "de couleur" pour un pratiquant de moins de 15 ans sont délivrées par l'enseignant du club

En France, il est d’usage dans les sports de combat depuis la fin des années 1980 d’utiliser les ceintures à section pour les jeunes de moins de 15 ans (blanche-jaune, orange-verte, verte-bleue, bleue-marron). Ce dispositif permet de rajouter des grades intermédiaires pour des jeunes ayant une pratique précoce. Cette gradation a été mise en place par la WKA-France en 2002. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la ceinture bleue et la ceinture marron. 

 

 

. Les ceintures de couleur pour un pratiquant de 15 ans & plus délivrées par l'enseignant du club

Cette progression fut instiguée dans les années 1930, notamment en Judo, par l'expert d'origine japonaise, Mikinosuke KAWAISHI, d'abord en Angleterre puis en France.

 

. Fiches d'auto-évaluation du niveau de pratique en Boxes pieds-poings :

 

. Grille de notation du niveau de maîtrise en sparring en Boxes pieds-poings :

 

. Fiche de report de notes du passage de ceinture de couleur en Boxes pieds-poings :

 

. Attestation de grade de couleur (dossier compressé)

N.B. : Le dispositif d'obtention des grades de couleur en club est détaillé au menu "Espace club"

 

Les grades techniques supérieurs en boxes pieds-poings mention "kick-boxing" délivrés par un jury fédéral

La progression des degrés de ceinture noire respecte celle des fédérations internationales de sport de combat et d'arts martiaux.

 

. Formules d'accès au grade de ceinture noire :

A. Filière des examens techniques fédéraux [ET] – formules TECHNIQUES ci-dessous :
  1. Examen technique classique pour un moins de 35 ans [ETC]
  2. Examen technique adapté pour un vétéran de 35 ans et plus [ETA]
  3. Examen technique spécial pour un cadre fédéral, athlète émérite et entraîneur émérite [ETS]
  4. Examen technique en handi-martial [ETH]
  5. Examen technique réduit pour un compétiteur disposant de 50% de points de compétition (nombre de rencontres, nombre de victoires et titres sportifs) [ETR] - Voir les formulaires fédéraux "demande d’accession de la C.N. résultats de compétition » par les titres sportifs" ou "demande d’accession à la C.N. par les titres sportifs de haut niveau"
 B. Filière de la validation des acquis de l’expérience [VAE] – formules EXPÉRIENCE et RÉSULTATS DE COMPÉTITION ci-dessous :
  1. Reconnaissance des expériences techniques pour un vétéran de 35 ans et plus [RET] - Voir le formulaire fédéral "demande « demande d’équivalence, mise à jour et V.A.E. avec diplôme"
  2. Accession par les résultats de compétition pour la CN1° à CN5° (addition des points de combat : nombre de rencontres, victoires, titres et podiums) [ARC] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. par les résultats de compétition"
  3. Accession par les titres sportifs en junior/senior de la série « élite » pour la CN1° à CN5° [ATS] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. par les titres sportifs de haut niveau"
  4. Accession à titre exceptionnel [ATE] - Voir le formulaire fédéral "demande d’accession à la C.N. à titre exceptionnel"
C. Filière de l’équivalence d’un diplôme fédéral [EDF] & mise à jour d’un diplôme fédéral [MDF] - Voir le formulaire fédéral " demande « demande d’équivalence, mise à jour et V.A.E. avec diplôme"
N.B. : Le dispositif d'obtention de la ceinture noire est détaillé au menu "Diplômes de ceinture noire"

 

Diplômes d'enseignant bénévole de club en boxes pieds-poings mention "kick-boxing"

Comme pour les autres disciplines affiliées à la FSC, il existe TROIS niveaux de diplôme d'enseignant de club :
  • - 1er degré [DAF] : Diplôme d'Animateur Fédéral.
    Il permet de mettre en place et d’encadrer une séance de sports de combat et arts martiaux quel que soit le public,
  • - 2e degré [DIF] : Diplôme d'Instructeur Fédéral.
    Il permet d’assurer la responsabilité technique et pédagogique d’un club de sports de combat et arts martiaux,
  • - 3e degré [DPF] : Diplôme de Professeur Fédéral.
    Correspond à un enseignant expérimenté dans sa propre discipline et possédant des fortes connaissances dans les disciplines du même groupe permet des fonctions de cadre régional (aide à la formation des diplômes d’enseignant de club).
N.B. : Le dispositif de formation d'enseignant de club est détaillé au menu "Diplômes d'enseignant de club"
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